Résumé
Cinq artistes partagent leur passion et leurs motivations à travailler avec des matériaux récupérés. De plus, ils nous donnent plusieurs bonnes raisons d'encourager les éco-créateurs.
Transcription de la vidéo
Annie Deschesnes
- Je suis Annie Deschesnes, j’ai 22 ans. Je fais de la fabrication de sacs à main en cuir et fourrure recyclés, sous le nom de Annie Deschesnes Design.
- J’ai décidé de faire du recyclé tout simplement parce que je voulais prouver qu’il était possible de trouver et d’offrir un produit québécois qui est vraiment haut de gamme et personnalisé.
- Encore mieux que ce que l’on retrouve sur le marché qui est produit outre-mer ou en grande production.
- Pourquoi j’ai choisi le cuir et la fourrure? Tout simplement parce que ce sont des matières de luxe et ça fait un sac à main avec sa propre petite histoire, souvent les gens trouvent cela très intéressant.
- Il faut encourager les gens d’ici, les gens qui veulent percer, vivre de leur art.
- Souvent ce sont des choses qui sont faites avec cœur, ça fait un beau produit fini, de haute qualité, c’est unique, c’est beau, c’est parfait et merveilleux.
- Donc, on encourage le Québec et ses artisans.
Claudia B
- Mon nom est Claudia B, et je suis artisane récupératrice.
- Je travail dans le domaine du bijou et de l’accessoire de mode. Et j’ai fondé en 2004, une compagnie qui s’appelle Bijoutia.
- Pourquoi j’utilise des matériaux récupérés? En fait, c’est une sensibilité que j’ai depuis toujours.
- J’ai toujours récupéré des matériaux. Quand j’étais plus jeune, j’utilisais des tissus pour faire des vêtements de poupée.
- Au fil du temps, j’ai toujours utilisé la matière qui m’entourait.
- Pourquoi les gens achètent mes produits? Quand les gens achètent mes produits, ils achètent plus que mes produits, c’est un achat éthique en rapport avec leurs convictions personnelles.
- Ils soutiennent une artisane engagée, autonome et productive qui est moi.
- Ils soutiennent aussi une économie locale. C'est-à-dire que le produit est créé ici. Cela leur permet aussi de se conscientiser sur l’origine du produit, à savoir, le produit n’est pas fait ailleurs dans d’autres pays qui ne respectent pas nécessairement les droits de l’homme.
- C’est aussi un choix écologique, mais pas nécessairement économique, car nous passons beaucoup de temps pour recycler.
- La matière première, c’est certain, elle est moins chère, mais cela nous prends beaucoup de temps à la recycler.
Béatrice Calmel
- Mon nom est Béatrice Calmel mon surnom est Musky. Mon entreprise s’appelle Musky Éco-Designer et je fais des vêtements recyclés pour hommes, femmes et je fais aussi des accessoires.
- J’utilise des matières recyclés dans mon travail parce qu’il y a plus de cent quatre vingt milles tonnes de vêtements jetés chaque année au Québec, et seulement 1 % est recyclé.
- Pour moi, il est d’une évidence que je dois travailler dans le recyclé.
- La deuxième chose, c’est que je ne supporterais pas de faire travailler des enfants sous-payés et mal traités.
- Et le troisième point, est que actuellement un vêtement, lorsqu’on l’achète, a fait le tour de la planète avant de pouvoir le mettre.
- Pour moi, c’est beaucoup trop de pollution avant d’arriver chez moi
- L’avantage pour les Québécois d’acheter des éco-designer est :
Premièrement c’est que le porte monnaie est plus important que le vote. C’est-à-dire que leurs achats vont signifier quels sont leurs réels besoins.
Le deuxième point, c’est qu’on se fait plaisir en achetant d’un éco-designer, on fait plaisir à la planète même si on paie un peu plus cher.
- Il y aurait beaucoup plus à dire, mais c’est vrai qu’une minute…
Thierry Vigneault
- Oui bonjour, je m’appelle Thierry Vigneault, je suis président sculpteur général des Assemblage Halo.
- Je fais du luminaire éco-design.
- Donc j’ai commencé à travailler avec la récupération, ce n’est pas nécessairement une question de valeur, c’est surtout l’abondance des matériaux et avec la sculpture je vais en être inspiré par la forme.
- Alors, en voyant la matière par terre, en voyant la forme et les matériaux je sais comment les transformer, comment les transposés, leur donner une nouvelle fonction.
- Et voilà ! Il y en a partout, c’est l’abondance.
- Les matériaux, on peut en trouver dans les ruelles, en allant louer un film, à l’éco-centre, chez les antiquaires, chez le ferrailleur… il y en a partout.
- Ah oui! Les gens devraient acheter du récupéré, c’est tout simple, voilà! C’est du « MADE IN HARMONY » c’est fait dans l’harmonie, pour l’harmonie pour le bien de tous.
- Hé voilà!
Geneviève Flageol et Geneviève Dumas
- Je m’appelle Geneviève Flageol
- Je m’appelle Geneviève Dumas et toutes les deux travaillons pour la compagnie Molykulte.
- Molykulte qui fait des vêtements et des accessoires recyclés à 115 %.
- On travaille avec des matières récupérées, parce qu’on voulait faire notre part pour l’environnement.
- Il y a tellement de déchets, c’est épouvantable et d’un côté pour nous c’est vraiment stimulant, c’est une créativité que nous devons à chaque jour exploiter. Donner une deuxième vie à quelque chose qui a déjà servi.
- Donc, c’est une matière inépuisable que nous avons devant nous. Il suffit juste d’utiliser notre créativité, de prendre cette matière et d’en faire quelque chose de totalement nouveau.
- Pourquoi les Québécois devraient acheter des vêtements écologiques?
- En fait, ça va être un vêtement qui est unique, donc vous ne serez pas deux à avoir le même vêtement. C’est un vêtement qui a été conçu avec attention.
- En plus, vous encouragez l’économie locale. On essaie de se battre contre la Chine, de se battre contre le « made in China » qui est un peu partout.
- On a une fierté d’être Québécois, si ça peut être dans le vêtement que l’on peu se refléter, et bien, Go!
- Et en plus d’encourager l’économie locale, on encourage les bienfaits sur l’environnement et en plus à des prix très abordables.
- Donc, il faut vraiment acheter des créateurs d’ici.




